#E50 | Guy Parmelin, Président de la Confédération | Agriculteur CFC

Pour ce 50e épisode, nous avons eu le privilège de recevoir le Président de la Confédération suisse, Monsieur Guy Parmelin. Nous l’avons rencontré au Palais fédéral à Berne pour revenir avec lui sur son parcours, mais également sur le rôle que la formation professionnelle a joué dans sa vie.
Originaire de Bursins, Guy Parmelin suit une scolarité classique au collège de Rolle avant d’intégrer le gymnase à Lausanne. Rapidement, il se rend compte que les études académiques ne correspondent pas à ce qu’il recherche. Sur les conseils de sa maman, il décide néanmoins d’aller au bout de sa maturité gymnasiale. Plutôt que de poursuivre à l’université, il choisit ensuite une tout autre voie : celle de l’apprentissage agricole. Entre 1977 et 1979, il se forme au métier d’agriculteur, en passant notamment une année dans la partie alémanique du canton de Fribourg avant de revenir le finir dans le domaine familial géré par son papa.
Après son apprentissage, il effectue son école de recrues et poursuit son parcours dans le domaine familial. Il s’associe à son père sur l’exploitation agricole, tout en continuant à se former. En 1985, il obtient sa Maîtrise fédérale agricole. Il devient également formateur et accompagne durant près de deux décennies de nombreux jeunes apprenti·es.
La suite de son parcours le conduit progressivement vers la politique. Il commence au niveau communal à Bursins, avant de rejoindre le Grand Conseil vaudois, puis le Conseil national en 2003. Le 9 décembre 2015, il est élu au Conseil fédéral et entre en fonction le 1er janvier 2016. Après avoir dirigé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, il prend en 2019 la tête du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche. Il devient une première fois Président de la Confédération en 2021, puis à nouveau en 2026.
Au fil de l’entretien, Monsieur Parmelin revient notamment sur la perméabilité du système suisse de formation, qu’il considère comme une force à préserver et à consolider. Pour lui, l’apprentissage ne doit pas être considéré comme une voie de garage ou une formation de second rang : la Suisse a besoin des meilleurs apprenti·es comme elle a besoin des meilleurs universitaires. Son propre parcours en est une illustration concrète : de l’apprentissage agricole à la Maîtrise fédérale, puis de l’exploitation familiale aux plus hautes responsabilités politiques du pays.
Un parcours qui rappelle surtout qu’un CFC n’est pas une fin en soi, mais un point de départ, capable d’ouvrir des portes vers la formation supérieure, l’entrepreneuriat, la politique ou encore les plus hautes responsabilités de notre pays.
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